Ecole et éducation : Ces milliers d'enseignants qui n'enseignent pas

Publié le par La vérité depitée

Dévoilée vendredi par Le Figaro, une étude de la Cour des comptes assure que 97.000 enseignants n'enseignent pas. En équivalent temps plein, on arrive, selon les magistrats de la rue Cambon, à 32.000 postes, soit près de 5% des effectifs. Remis début février au président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Pierre Méhaignerie, le rapport constitue un véritable réquisitoire contre la gestion de l'Education nationale et détaille les occupations de ces 97.000 personnes : missions ponctuelles, décharges syndicales, surnombre dans les disciplines délaissées comme l'Allemand ou la technologie.

Mais surtout, pour l'essentiel, ceux qui sont qualifiés de " remplaçants désoeuvrés ", c'est à dire des professeurs qui attendent par exemple un congé maladie pour pallier l'absence d'un collègue. La Cour des comptes admet que les sureffectifs sont inévitables, mais regrette que 30% de ces remplaçants ne soient " jamais mobilisés ". Cette mauvaise gestion coûte, selon la rue Cambon, 1,5 milliard d'euros par an. Le ministère de l'Education nationale n'a pas démenti ces données, mais conteste " la présentation qui en est faite ". Il indique notamment que le chiffre de 32.000 postes " sans classe et sans activité pédagogique " ne tient pas compte de " tous ceux qui travaillent autrement " et enseignent à l'étranger, à distance, qui font de la formation pour adultes ou dans les prisons.

 

Publié le 11/03/2005

Source : lexpansion.lexpress.fr

À l'heure où les enseignants manifestent de nouveau contre les 11 200 suppressions de postes prévues à la rentrée, le ministre de l'Éducation nationale s'attelle au dossier explosif des profs qui n'enseignent pas, représentant l'équivalent de 23 200 postes. Une façon de laisser entendre aux syndicats et à l'opinion que les élèves ne risquent pas de pâtir du plan d'économie décidé.

Selon les derniers chiffres divulgués par l'Éducation nationale, quelque 210 000 enseignants, soit un sur quatre, ont bénéficié d'une «décharge de service» pendant l'année 2006-2007.

Beaucoup ne profitent que d'une heure par semaine, comme ces professeurs de terminale censés ainsi compenser le surcroît de travail que crée la préparation au baccalauréat. Ils étaient plus de 94 000 à profiter de cette heure dite «de première chaire» au cours de l'année 2006-2007. Tandis que 31 000 professeurs de géographie ou utilisant un laboratoire disposaient eux aussi d'une heure pour ranger et organiser leur matériel. Autant d'heures payées, mais non passées devant les élèves.

 

Publié le 15/05/2008

Source : lefigaro.fr

Publié dans Société

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