Histoire : Mitterrand, pétainiste ou résistant ?

Publié le par La vérité depitée

1942-34-203-mit.jpg

 

Le vichysto-résistant

     

Installé à Vichy en janvier 1942, bien que recherché par les Allemands comme prisonnier évadé, il occupe un emploi contractuel d'abord à la Légion française des combattants (LFC) puis en mai 1942, au Commissariat général aux prisonniers de guerres et rapatriés et aux familles de prisonniers de guerre (sous les ordres de Maurice Pinot) dont la compétence est principalement civique et sociale. En janvier 1943, le commissariat prendra cependant une orientation pro-nazie. François Mitterrand, alors chef de service de l’Information du commissariat pour la zone sud, démissionne.

 

Il garde un poste à la tête des centres d’entraide et c’est à ce titre qu’il reçoit l'Ordre de la Francisque en mars-avril 1943. Pour recevoir cette distinction honorifique, il est parrainé par deux membres de La Cagoule (Gabriel Jeantet, membre du cabinet du maréchal Pétain, et Simon Arbelloti), et prête le serment suivant : « Je fais don de ma personne au Maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre ». Cette décoration lui sera reprochée par ses adversaires tout au long sa carrière politique, depuis les communistes (dès 1948) jusqu'aux gaullistes (dès 1954) et la SFIO (dès 1958).

 

Pour certains, à la lecture du livre de Pierre Péan, il ne fait aucun doute que François Mitterrand a été maréchaliste et plein de confiance et d'admiration pour l'homme Pétain, notamment à la lecture d'une de ses lettres à sa sœur, rédigée le 13 mars 1942 et dans laquelle il écrit : « j'ai vu le maréchal au théâtre [...] il est magnifique d'allure, son visage est celui d'une statue de marbre. »

 

Dans une lettre du 22 avril 1942, il avoue n'être pas particulièrement inquiet du retour aux affaires, en avril 1942, de Pierre Laval [la personnalité la plus importante de la période du régime de Vichy et le principal maître d'œuvre de la politique de collaboration d'État avec l'Allemagne nazie], qui doit selon lui faire ses preuves, mais il condamne la fonctionnarisation de la Légion française des combattants (LFC), lui préférant le modèle du Service d'ordre légionnaire (SOL), que vient de mettre en place Joseph Darnand.

   

Franz-Olivier Giesbert et plus tard, Pierre Péan, soulignent qu’il bascule progressivement du côté de la Résistance. Après les premières grandes défaites militaires allemandes, François Mitterrand devient un adversaire du collaborationnisme. Pour cette raison, il est parfois qualifié de « vichysto-résistant ». Jérôme Cotillon dans Ce qu'il reste de Vichy (Armand Colin, 2003), revient sur cette question et avance la notion de « maréchalo-résistance ».

 

Source : Wikipedia.org

 

Vidéo en 3 partie sur les relations qu'avait François Mitterrand avec l’extrême droite :

 

 

 

Publié dans Culture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article