Internet : 50 000 invités à une fête, l'un des dangers de Facebook

Publié le par La vérité depitée

Benjamin, 13 ans, a été dépassé par un groupe d'invitations devenu viral. Son père a fait appel aux autorités pour supprimer la page et prendre des mesures préventives.

 

Benjamin voulait faire une boum pour ses 14 ans et comptait convier 29 amis chez ses grands-parents le 11 mai. Le dimanche soir, cet adolescent du Puy-de-Dôme passe quelques coups de fil pour préparer sa fête. Une de ses amies prend alors la liberté de créer un «événement secret» sur Facebook pour faciliter la diffusion de l'information. Chaque invité peut, s'il le souhaite, proposer à un maximum de 60 personnes de venir. Cela permet généralement de convier quelques amis communs oubliés. Mais cette fois-ci, les choses dégénèrent et, pour une raison encore inconnue, l'événement anodin est devenu viral: en moins de 48 heures, près de 33.000 personnes sont invitées et continuent à leur tour à transmettre l'information. Un deuxième groupe public avec plus de 15.000 inscrits a, depuis, vu le jour.

Dépassé par la tournure des événements, le jeune Benjamin prévient son père qui voit rouge. «On utilise le nom de mon fils comme un fil conducteur pour créer un évènement», déplore-t-il. La famille, originaire de Chamalières, dans la banlieue de Clermont-Ferrand, craint de voir débarquer le 11 mai des hordes de jeunes. Après avoir déposé plainte contre X pour «usurpation d'identité», ils tentent désespérement de faire clore les sites, faisant valoir que certains «invités» ont menacé de «tout casser» si la fête n'avait pas lieu.

 

La boum reconvertie en apéro géant?

 

Cette affaire, «inédite en Auvergne et certainement en France», d'après la Sûreté départementale du Puy-de-Dôme, citée par La Montagne , est prise très au sérieux. Une réquisition devait être envoyée jeudi à Facebook pour fermer les groupes d'invitation. Franck de Magalhães, le directeur de cabinet du maire de Chamalières, «n'exclut pas de décider de manière préventive d'un arrêté de circulation dans cette rue et d'y installer une unité de la police municipale en lien avec la police nationale, le temps de la soirée». «La maison sera fermée, ajoute le père de Benjamin. Aucune fête n'y est organisée. Mon fils ne fêtera pas là son anniversaire.»

Une partie des jeunes internautes ne souhaitent pas en rester là et espèrent, d'après La Montagne, déplacer le rendez-vous sur la place de Jaude, dans le centre de Clermont-Ferrand. En avril dernier, un apéro géant y avait été organisé. Effrayés par les possibles conséquences financières et judiciaires, les initiateurs du projet avaient annulé l'événement. Quelques milliers de personnes s'étaient tout de même retrouvées sur la place principale du centre-ville.

 

Source : lefigaro.fr

 

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