Politique : Eva Joly, l'ancienne mauvaise juge d'instruction

Publié le par La vérité depitée

Par Yves Thréard

Le 12 avril 2012

 

On savait qu’Eva Joly connaissait mal l’histoire de France. On a la preuve désormais qu’elle maîtrise mal les principes essentiels de la justice. Ce qui est tout même très gênant pour une ancienne juge d’instruction qui prétend à la magistrature suprême !

 

Mercredi soir, sur France 2, la candidate écologiste a estimé qu’il était anormal que Nicolas Sarkozy sollicite un second mandat de président alors qu’il est "cerné" par des affaires judiciaires. Elle faisait référence aux affaires Bettencourt et Karachi dans lesquelles le nom du chef de l’Etat est cité.

 

Certes, Nicolas Sarkozy ne peut être entendu ou mis en examen, car il bénéficie de l’immunité présidentielle. Mais Eva Joly ignore-t-elle à ce point la présomption d’innocence ? Alors que les affaires dont elle fait état sont en cours d’enquête, que les preuves ne sont aucunement réunies pour démontrer quoi que ce soit, elle préfère s’en remettre à ce qu’elle appelle des "présomptions concordantes". C’est-à-dire aux rumeurs qui circulent sur Internet, dans les médias, au café du commerce, aux "impressions" (c'est son mot) qui se dégagent des fuites opportunément organisées. C'est dire la pertinence du réquisitoire !

 

Eva Joly divague complètement. Elle confond la justice, dont le propre est de respecter des principes intangibles, et la dictature de l’opinion, qui permet de condamner sans savoir ni juger. Elle prône une justice expéditive, une justice politique, à la Pinochet.

 

On comprend mieux pourquoi elle fut une très mauvaise juge d’instruction, incapable de boucler les grands dossiers qu’elle instruisit naguère (Elf, DSK, Tapie). Elle mit beaucoup de monde en prison préventive, détruisit des carrières, donna un grand retentissement médiatique à son action. Et pourtant, nombre de ces dossiers se finirent par un non-lieu.

 

Source : blog.lefigaro.fr

 

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